Interview Thierry SIMONET : La « qualité » électricité, une nouvelle spécialité, en 5 Questions
L' Interview complète de fin d'année de Thierry SIMONET .
Lancé ici-même le 19 février dernier , la nouvelle activité de votre « contrôleur de machine plomb préféré », est en plein dans son premier cycle d’accompagnement « diversification » électricité.
Le moment de faire le point avec l’ex-diagnostiqueur spécialiste de la qualité, Thierry Simonet le créatif dirigeant de Diaphane.
Question 1: - Thierry Simonet, passer du plomb à l’électricité, de l’ASN au COFRAC est loin de paraitre évident. D’où vous viens cette nouvelle activité ? Quel « déclic » vous a fait faire le grand écart entre deux domaines à la base bien différents.
Réponse TS : - En fait, c est assez simple : Nous avons demandé à l’ASN de renseigner de notre niveau d’indépendance sur leur dispositif de communication. Cette dernière nous à affirmer que cette disposition ne pouvait pas être réalisée.
Nous utilisons la norme ISO 17020 Type A depuis l’arrêté du 21 Mai 2010, avec ses exigences complémentaires. Nous nous sommes alors tourné naturellement vers le Cofrac pour prouver, afficher notre indépendance et notre impartialité. Nous sommes alors devenus le seul organisme agréé ASN accrédité Cofrac en industrie. Maintenant, passer d’un type de contrôle à un autre, c’est pas très compliqué, seules les compétences techniques diffèrent en fonction des métiers.
Bien que surdiplômé !! Et suite à une inspection ASN qui relevait plus de l’excès de zèle que de l’audit, nous avons demandé l’abrogation de notre agrément Générateur électrique industriel alors que nous commencions à entrer dans des structures industrielles de haute volées. Devons-nous penser que notre réussite gène ? Cela va sans dire…
Avec un beau diplôme reconnu comme ce dernier, que pouvions-nous faire si ce n’est mettre notre expérience au service de ceux qui voudraient se développer dans des activités de contrôles électrique. Pour cela nous avions besoin d’un partenaire sûr, efficace et loyal. Chose faite avec Acritec, qui nous ouvre à tous ses moyens logistiques, formation et même Progiciel.
On ne remerciera jamais assez nos clients et amis qui , grâce à leur confiance, ils nous ont permit d’acquérir les compétences qui nous manquaient et les moyens nécessaires à la mise en œuvre d‘un dispositif de formation complet.
Question 2 :- En quoi consiste concrètement votre accompagnement ?
Réponse TS : A l’inverse d’un organisme de formation qui vous dispense des cours magistraux, nous avons tout simplement mis en place un dispositif d’accompagnement global :
Un processus issu, par ailleurs, de la norme qui nous concerne.
Le processus est le suivant : Formation, apprentissage et tutorat, le tout avec la validation des acquis.
La formation phase 1 est dispensée dans nos établissements, cours classique pour réaliser et gérer un dispositif Qualité suivant la norme ISO17020 Type A. 3 jours, pour découvrir un espace de liberté (pas mal pour une norme, personne ne l’avait vu sous cet angle !)
Phase 2 Formation technique auprès de notre partenaire 6 jours
Phase 3 Une semaine pour vous apprendre, sous forme de tutorat et apprentissage, pour mettre en place tout le dispositif et le faire fonctionner. Bien des exemples de situations serviront à vous justifier auprès du Cofrac sur la pertinence des outils mis en œuvre et la qualité de gestion de votre établissement.
Phase 4 revue partielle de direction ou point Qualité, Objectif : apprentissage pour statuer et rédiger un point qualité (Une très bonne pratique reconnue par le Cofrac).
Phase 5 Revue de direction par apprentissage pour statuer sur le premier exercice en attente de l’audit Cofrac, et redéfinir la politique qualité de la société avec tout ce que cela concerne.
Question 3:- quels types de marchés, l’accréditation à laquelle vous préparer sont directement visés par ceux qui s’engagent dans la démarche lourde et couteuse de l’accréditation ?
Réponse TS : Nous sommes partie sur les Erts et Erp 5ème catégorie, mais c est une option qui peut évoluer : 3 personnes d’une société qui participaient à la première cession ont pour objectif de s’attaquer aux immeubles de grande Hauteur : voila des gens, qui, derrière une volonté de développement, n’ont pas froid aux yeux et je les accompagnerai avec toute la volonté que vous me connaissez. Chapeaux les gars, je suis avec vous !
Pour les autres, le marché » est tellement énorme que si l’action de monter en compétences est accompagnée d’un dispositif commercial adapté, c’est la réussite assurée, dés l’instant ou le prix de la prestation n’est pas un argument commercial bien évidemment.
La démarche n’est pas si lourde que ça ! il faut juste prendre le temps de faire bien les choses et de les pratiquer.
Voici les clés de la réussite :

En ce qui concerne le prix, on est à 50% du prix de la mise en service d’un diagnostiqueur certification comprise et dans notre cas on parle de la société et non pas du nombre de contrôleur. Alors le calcul est simple à faire.
Question 4: La Norme 17020 est un espace de liberté », c’est ce que vous affirmez. Pour moi la Norme c’est plus souvent « La science des ânes » comme me le disait il y a longtemps « un monsieur bien placé » qui en vivait confortablement ». De quel arguments allez- vous usez pour me faire changer ?
Réponse TS : La norme est un espace de liberté, en voila une chose nouvelle et agréable, c’est quoi la liberté me direz vous ? C’est un truc dont l’on se souvient pour les plus anciens et pour les nouveaux, c’est au rayon science fiction !
- La norme vous permet un espace ou plutôt un environnement ou vous serez libre de :
- Choisir votre mode de fonctionnement
- Choisir le type de contrat que vous souhaitez pour vos clients
- Choisir comment vous allez réaliser vos prestations techniques
- Choisir vos clients
- Ne plus être l’esclave un organisme de certification.
- Choisir votre auditeur, même si vous souhaitez en changer tous les ans.
- Choisir vos formations : interne ou externe, le contenu, c’est vous qui voyez !
- Choisir votre mode de raisonnement pour tous ce qui peut se produire sur votre activité
- Choisir vos axes de développement
- Ne plus vous laisser imposer les obligations de formations pour travailler, politique ressources humaines
- Choisir de valoriser votre entreprise
En faite, votre liberté, c est le pouvoir qui vous est redonné derrière ces 11 premiers arguments.
Pensez donc que les gens qui ont mis ça en place le système, ne voulaient certainement pas se mettre des contraintes afin de ne pas se mettre en péril eux même.
Question 5:- Enfin il faut parler d’argent : A combien estimez –vous l’économie réalisée par une société si elle passe par chez vous plutôt que de suivre le parcours plus classique « d’embauche d’un qualiticien » ? Vous avez fait une estimation de la durée d’amortissement ?
Réponse TS : Pour parler argent :
Un organisme qui a fait ses preuves, qui est confronté à la réglementation tous les jours par son métier, c est rassurant, le retour d’expérience est appréciable.

La confiance se traduit par un comportement le jour de l’audit Cofrac, faits et gestes, attitudes rassurantes. Montrer que l’on connait son dossier !
Embauché un qualiticien, jeune beau (ou belle) et dynamique, ce n’est pas donné et n’en déplaise à cette profession : vous pondre un « truc » tout prêt dont vous ne vous êtes pas approprier les fondements, risque de vous couter cher en terme de délai d’audit et risque de vous voir malmener lors du Cofrac et vous dire finalement que vous vous êtes fait empaillé par le service concerné. Du coup vous vous dites que ce métier n’est pas fait pour vous et que vous avez dépensé de l’argent pour rien. En plus vous avez sur les bras un lascar dont vous ne savez que faire … merde alors !!!
Notre proposition est différente car vous aller créer, sous la baguette de notre chef d’orchestre, votre dispositif, une chose est sure : ce sera le votre et vous aller le connaitre parfaitement pour l’avoir créé. Du coup, moins de stress lors de l’audit Cofrac. Ce dernier est rassuré et aura confiance en vous pour réaliser ces prestations. Après tous et si vous en avez les moyens pourquoi pas embaucher, mais notre retour d ‘expérience montre que peu sont ceux qui maitrisent cette norme et la prestation est souvent génératrice de retard, €€€€€ ! Pas simple tout ca !
La durée d’investissement sur 5 ans représente pour la partie formation initiale et mise en service : à peut près un contrôle par mois, mais l’année suivante le rendu est positif du fait de la récurrence du contrôle. Au bout de 5 ans pour le renouvellement de l’accréditation toutes les étapes de formation initiale et la mise en place son inutile de fait, tout est bonus et en théorie, il faudrait se tirer une balle dans le pied pour être suspendu de son accréditation. Vive la Liberté !
Il ne me reste plus qu’à vous rappeler les pré-requis « de Thierry »
- Pratiquer le Diag Elect depuis au moins 5 ans.
- Avoir une structure possédant 2 contrôleurs et un secrétariat, ou avoir des projets « d’association avec des confrères ».
- Envisager cette nouvelle activité en sachant que ça va couter de l’argent !
- Ne pas avoir peur de botter les fesses « du quatuor ».
- Être sur de pouvoir consacrer du temps à la gestion de ce nouveau dispositif et ce n’est pas une mince affaire !
- Être capable de travailler en respectant une déontologie à toutes épreuves.
Si vous êtes intéressé, merci de compléter le petit formulaire qui se trouve ici sans oublier de cocher la case « Nouveau Métier Electricité ». Vous serez recontacté.
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