CERTIFICATIONS: Une journée chez QUALIXPERT
J’ai eu l’occasion d’assister en témoin privilégié à une journée de « certification ».
Dans la mesure où personne d’autre ne m’a invité à part Qualixpert, le partenaire « certification » de la Centrale du Diagnostiqueur, c’est chez lui que ça se passe.
La particularité de Qualixpert c’est que tous les examinateurs sont comme vous des diagnostiqueurs de terrain, qu’ils sont passés avant vous par les mêmes épreuves et donc savent parfaitement ce que vous ressentez lorsque vous arrivez.
J’accompagnais les postulants « examinateurs » du nouveau lieu de certification prévu dans le grand Est. Les candidats du jour on déjà tous été reçus dans le cadre des épreuves théoriques, c’est donc une journée entièrement dédiée aux examens « pratiques »..
9 heures, les candidats arrivent. Facilement reconnaissables avec leurs valises irradiées et leurs affaires de travail.
Tendus, nerveux avec parfois des cernes sous les yeux, la première chose qui me frappe c’est que visiblement tous mesurent l’importance de cette journée. A la clef le fameux « permis de travailler » ou le risque d’être licencié, beaucoup de ceux que j’ai vu étant des salariés.
Bien sur je suis triste pour eux, mes tentatives pour les détendre ressemblent à des « vannes à 2 balles » et je ne puis m’empêcher de penser à tous ces responsables que j’ai vus, entendus, ou lus et qui sont à l’origine de tant de tristesse dans le regard d’autres hommes et de femmes.
Aujourd’hui cela ce passe dans un hôtel, cela aurait pu être ailleurs, la semaine dernière c’était dans un château. Les chambres retenues deviennent des studios, dans chacune d’entre elles un examinateur n’auditant qu’une seule de nos spécialités. Dehors les candidats attendent leur tour. Le couloir ressemble à celui d’un lycée le jour des oraux du baccalauréat. On jette un œil sur la norme, on égrène la liste des textes, on vérifie son matériel. La concentration est palpable. Les mains que je serre tremblent, la sueur commence à perler.
Il faut que je fasse quelque chose.
Je demande alors une faveur : je souhaite passer les épreuves théoriques et pratiques dans deux disciplines, l’amiante et les termites. J’ai choisi ces deux matières pour les raisons suivantes : l’amiante c’est ma spécialité, je ne fais presque que ça et concernant les termites, j’ai suivi une formation il y a trois ans, mais jamais pratiqué sur le terrain, les termites n’aimant pas les cigognes.
J’ai la mémoire d’un type de 45 ans, ayant plutôt bien vécu. Je n’ai pas révisé et ces derniers temps avec la Centrale du Diagnostiqueur, mon esprit est ailleurs. Mais ces deux domaines me passionnent et j’ai un énorme avantage, je suis détendu.
Je me retrouve ainsi seul dans une chambre, allongé sur le lit pour 2X 20 minutes de QCM.
Je commence par l’amiante, normal….. Attention il faut au moins une bonne réponse dans chacun des domaines évalués. Venant du monde des vins et sans révision, je file dans les rubriques « connaissance du bâtiment » et « législation » en quête de « la réponse dont je suis sûr ». Allège et bardage, pour le premier et 1334-25 pour le DTA (j’en ai fais tellement) font que j’assure tranquillement ces parties. Le reste du questionnaire ne me pose pas de problème. Pour les termites, idem, les chevrons et la déclaration en mairie me sortent de la panade, le reste, un peu de mémoire, parfois de la logique sûrement un peu de chance par endroit et un calme olympien et hop me voilà à 12. Reçu !
Du coup fier comme Oscar j’enchaîne, la pratique en commençant par les termites. Je suis mis en situation et on me demande comment je procède, ayant l’habitude de visiter des biens, je me mets à la place des bestioles et je pense que ce devait être pas trop mal. On me montre des échantillons, je reconnais des choses que j’avais vues il y a trois ans , c’est je pense, tous des cas d’écoles, pas d’infections croisées ou multiples……. Mais là s’arrête le rêve, retrouver le nom des bestioles qui ont laissé ces traces m’est impossible. Je vois bien les « tonneaux » , les gros cubes, mais qui laissent quoi comme traces et à qui sont ses larves ? Je suis recalé. Normal sinon je serais venu crier au scandale ici !
Sans pratique, j’aurais du à minima, réviser mon bestiaire et voir la tête d’un rapport avant de pouvoir prétendre réussir !
Pour l’amiante il y a différentes épreuves de prévues, je demande la plus difficile : c’est un avant travaux. La dernière fois que j’ai été consulté sur le sujet c’était pour réconcilier une DDE avec la CRAM, alors inutile de me poser les questions de rattrapage.
L’esprit général des examens pratiques n’est pas de savoir si vous savez où mettre la surface d’un logement dans 3CL, mais si vous savez ce que comporte une mission, si vous savez la conduire et faire vos rapports sans logiciel !
Du coup je reste convaincu qu’une semaine de formation obligatoire de mise à niveau par an pour tous, dans des centres tenus par des professionnels qui connaissent le terrain, aurait donné le même résultat pour moins cher et surtout avec moins de tension nerveuse!
En conclusion, je dirais qu’une petite révision ne fait jamais de mal et qu’ensuite tout ira bien pour vous du coté de Qualixpert !
Ce jour là tous s’est bien passé pour les candidats. Si le début de la journée était crispant, en fin d’après c’est autour d’anecdotes et de conseils que tous, candidats et évaluateurs, se sont retrouvés à papoter dans le hall !
Dans la mesure où personne d’autre ne m’a invité à part Qualixpert, le partenaire « certification » de la Centrale du Diagnostiqueur, c’est chez lui que ça se passe.
La particularité de Qualixpert c’est que tous les examinateurs sont comme vous des diagnostiqueurs de terrain, qu’ils sont passés avant vous par les mêmes épreuves et donc savent parfaitement ce que vous ressentez lorsque vous arrivez.
J’accompagnais les postulants « examinateurs » du nouveau lieu de certification prévu dans le grand Est. Les candidats du jour on déjà tous été reçus dans le cadre des épreuves théoriques, c’est donc une journée entièrement dédiée aux examens « pratiques »..
9 heures, les candidats arrivent. Facilement reconnaissables avec leurs valises irradiées et leurs affaires de travail.
Tendus, nerveux avec parfois des cernes sous les yeux, la première chose qui me frappe c’est que visiblement tous mesurent l’importance de cette journée. A la clef le fameux « permis de travailler » ou le risque d’être licencié, beaucoup de ceux que j’ai vu étant des salariés.
Bien sur je suis triste pour eux, mes tentatives pour les détendre ressemblent à des « vannes à 2 balles » et je ne puis m’empêcher de penser à tous ces responsables que j’ai vus, entendus, ou lus et qui sont à l’origine de tant de tristesse dans le regard d’autres hommes et de femmes.
Aujourd’hui cela ce passe dans un hôtel, cela aurait pu être ailleurs, la semaine dernière c’était dans un château. Les chambres retenues deviennent des studios, dans chacune d’entre elles un examinateur n’auditant qu’une seule de nos spécialités. Dehors les candidats attendent leur tour. Le couloir ressemble à celui d’un lycée le jour des oraux du baccalauréat. On jette un œil sur la norme, on égrène la liste des textes, on vérifie son matériel. La concentration est palpable. Les mains que je serre tremblent, la sueur commence à perler.
Il faut que je fasse quelque chose.
Je demande alors une faveur : je souhaite passer les épreuves théoriques et pratiques dans deux disciplines, l’amiante et les termites. J’ai choisi ces deux matières pour les raisons suivantes : l’amiante c’est ma spécialité, je ne fais presque que ça et concernant les termites, j’ai suivi une formation il y a trois ans, mais jamais pratiqué sur le terrain, les termites n’aimant pas les cigognes.
J’ai la mémoire d’un type de 45 ans, ayant plutôt bien vécu. Je n’ai pas révisé et ces derniers temps avec la Centrale du Diagnostiqueur, mon esprit est ailleurs. Mais ces deux domaines me passionnent et j’ai un énorme avantage, je suis détendu.
Je me retrouve ainsi seul dans une chambre, allongé sur le lit pour 2X 20 minutes de QCM.
Je commence par l’amiante, normal….. Attention il faut au moins une bonne réponse dans chacun des domaines évalués. Venant du monde des vins et sans révision, je file dans les rubriques « connaissance du bâtiment » et « législation » en quête de « la réponse dont je suis sûr ». Allège et bardage, pour le premier et 1334-25 pour le DTA (j’en ai fais tellement) font que j’assure tranquillement ces parties. Le reste du questionnaire ne me pose pas de problème. Pour les termites, idem, les chevrons et la déclaration en mairie me sortent de la panade, le reste, un peu de mémoire, parfois de la logique sûrement un peu de chance par endroit et un calme olympien et hop me voilà à 12. Reçu !
Du coup fier comme Oscar j’enchaîne, la pratique en commençant par les termites. Je suis mis en situation et on me demande comment je procède, ayant l’habitude de visiter des biens, je me mets à la place des bestioles et je pense que ce devait être pas trop mal. On me montre des échantillons, je reconnais des choses que j’avais vues il y a trois ans , c’est je pense, tous des cas d’écoles, pas d’infections croisées ou multiples……. Mais là s’arrête le rêve, retrouver le nom des bestioles qui ont laissé ces traces m’est impossible. Je vois bien les « tonneaux » , les gros cubes, mais qui laissent quoi comme traces et à qui sont ses larves ? Je suis recalé. Normal sinon je serais venu crier au scandale ici !
Sans pratique, j’aurais du à minima, réviser mon bestiaire et voir la tête d’un rapport avant de pouvoir prétendre réussir !
Pour l’amiante il y a différentes épreuves de prévues, je demande la plus difficile : c’est un avant travaux. La dernière fois que j’ai été consulté sur le sujet c’était pour réconcilier une DDE avec la CRAM, alors inutile de me poser les questions de rattrapage.
L’esprit général des examens pratiques n’est pas de savoir si vous savez où mettre la surface d’un logement dans 3CL, mais si vous savez ce que comporte une mission, si vous savez la conduire et faire vos rapports sans logiciel !
Du coup je reste convaincu qu’une semaine de formation obligatoire de mise à niveau par an pour tous, dans des centres tenus par des professionnels qui connaissent le terrain, aurait donné le même résultat pour moins cher et surtout avec moins de tension nerveuse!
En conclusion, je dirais qu’une petite révision ne fait jamais de mal et qu’ensuite tout ira bien pour vous du coté de Qualixpert !
Ce jour là tous s’est bien passé pour les candidats. Si le début de la journée était crispant, en fin d’après c’est autour d’anecdotes et de conseils que tous, candidats et évaluateurs, se sont retrouvés à papoter dans le hall !
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