INDEPENDANCE: Le mot du Président Confoulan
Nous avons interpellé cette semaine les Présidents de la CFDI, de la FNECI et de la FIDI, sur deux des problèmes actuels de la profession: L’indépendance et le surnombre. Une partie de la réponse de la CFDI est en ligne dans le billet précédent. Le complément c’est Joël Confoulan, le Président de la CFDI, que nous remercions vivement pour sa réactivité, qui vous le livre.
Bonsoir Yvan,
La lutte pour l'indépendance a commencé depuis longtemps!!
Déjà en fin 2006 la CFDI participait aux travaux de la Commission Nationale de la Consommation à la DGCCRF, et dans le beau bâtiment de Bercy...
Il y avait donc des représentants qui, bénévolement, se retrouvaient face aux consommateurs mais surtout face aux représentants du MEDEF que nous étions sensés intégrer. Hélas, il s'agissait de FONCIA, assis à côté de la FNECi. Le débat partait mal...
C'est pour cela que la CFDi n'a pas validé les propositions du "Collège des professionnels" principalement inspiré par certains lobbyings...
Il faut le dire publiquement. Les dispositions de l'ordonnance du 8 juin 2005 étaient insuffisantes et donc pernicieuses. Les débordements inévitables allaient se succéder. Nous l'avions annoncé.
A cette époque, j'étais seul avec Alain BARTHELEMAY (CSEIF) et le président ne nous a pas re-conviés car nous étions un peu rebelles...
Les consommateurs et observateurs, voyaient bien qu'il y avait une division dans la profession car les intérêts n'étaient pas les mêmes ou du moins, les moyens pour travailler n'étaient pas les mêmes.
Il n'y avait pas les caméras mais la CFDi a pris position. Et les portes se sont fermées...
Alors aujourd'hui, nous faisons une action commune pour proposer un texte de loi. Le R 271-6.
Je suis tout à fait d'accord: nous n'avons plus le temps d'attendre. Ou bien le gouvernement prend position par des règlements législatifs SANS ATTENDRE les jurisprudences ou alors ils nous forcent à aller en justice et payer pour défendre nos droits. Mais il faudra se cotiser, adhérer aux structures existantes.
Il faut arrêter de créer des chapelles de groupuscules qui dévitalisent ceux qui s'efforcent d'avancer. Bien sûr que nous ne faisons pas forcément les choses comme il le faudrait. Mais venez nous rejoindre, convainquez des nouveaux adhérents, transmettez vos convictions autour de vous. Nous aurons les moyens humains pour animer toutes ces personnes, le mieux possible, nous aurons les moyens matériels et de communication pour rassembler.
Pour faire une action en justice, il faut être REPRESENTATIF. En dessous de 30 % des effectifs, syndicalement, on ne représente pas grand chose.
Alors, vous voulez une action en justice? Venez adhérer, ne restez pas en marge, à critiquer sans pouvoir. D'autres l'ont bien compris, ils se sont mis en réseaux et leurs intérêts sont protégés...
Certes, les discussions techniques sont importantes: l'arrêté électricité, la révision amiante etc. Mais en matière syndicale, nous devrions avoir l'étiquette énergétique "G" alors que nous sommes encore en trop faible dépense d'énergie! L'essentiel, ce n'est pas le quotidien technique et méthodologique. L'égoïste introverti qui ne se rend pas compte que son salut passe par celui de l'intérêt général le plus assaini possible. L'essentiel, c'est tout le problème des concurrences déloyales et des monopoles d'influences. Résolvons celui-ci et tous les autres le seront dans la sérénité la plus constructive.
Voilà le texte ci-après (ce n'est pas moi qui l'ai écrit mais un de nos membres: Stéphane RESSENT) qui va être diffusé sur les différents sites professionnels et que nous vous proposons de relayer si vous en partagez la teneur. Il n'a pas de paternité particulière. Il existe en toute suite logique des réunions à la CNC, aux réactions des différents "piloris" médiatiques. C'est la raison de l'avenir de notre profession , sa notoriété, sa crédibilité.
Certaines entités figurent avec leur logo. Ce n'est pas pour cela qu'elles sont ou seront signataires. Nous leur avons proposé pour qu'elles prennent partie et nous soutiennent car nous considérons qu'à ce stade là de dégradation de notre exercice professionnel, il faut que nos partenaires, nos clients, nos prescripteurs prennent position.
C'est la certification de l'indépendance après la certification des compétences.
Certaines nous ont dit qu'elles ne signeraient pas par souci constant d'indépendance. D'accord, soit.
Mais les autres?...
Et VOUS?
Nous, nous attendons le feu vert du bureau de ta fédération, pour communiquer et ouvrir la signature de ce pacte au plus grand nombre. Comme demandé, nous ne brulerons la politesse à personne :-) A suivre donc .......
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