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SOS Diag immo - LDI

Le modèle qu'on nous propose et mon sentiment

10 Novembre 2006 , Rédigé par Yvan MARZOLF Publié dans #LA VIE DE LA PROFESSION

Voyons un peu le système qu'ont nous propose:

("caisse" signifiant ,vous l'avez compris les passages en caisse)

Le candidat: Cherche un centre de formation.
1/ Le centre de Formation: (caisse) après validation de son statut de technicien du bâtiment  effectue les formations. Il est certifié, agréé et contrôlé.
Il a tout juste du premier coup, il passe en 2/

Il n'a pas tout juste il repasse des épreuves (caisse)
Il abandonne "trop dur pour lui" il cède sa place à un nouvel entrant .
2/ Il cherche un assureur: déjà c'était difficile avant, mais maintenant les assureurs vont sûrement demander les certifications en préalable. Or pour être certifié, il faut être assuré....dur dur....
Il trouve en passant par un réseau (caisse) et/ou une fédération (re-caisse)
Il ne trouve pas et il abandonne son projet  à fonds perdus. Un nouvel entrant s'inscrit en 1/
Il n'exerce toujours pas.....
3/ Il s'inscrit aux certifications (caisse), avec ou sans organisme "interface" (re-caisse)
Il a tout juste du premier coup, il peut travailler pendant deux ans
Il n'a pas tout juste et il repasse des épreuves (caisse), voir retourne en 1/ ( caisse)
Il abandonne et libère ainsi une place pour un entrant (si tant est que les places soient un jour limitées...)
Info: On parle de faire construire des maisons piégées pour les épreuves pratiques.....
4/ Contrôle à 2 ans : Comme les voitures.....(caisse ?) sur des dossiers missions effectuées.... A priori de manière aléatoire sans visite in situe.
Nos rapports semblent "corrects" et on peut travailler trois ans.

Nos rapports sont moyens: avertissement, retour au stade 1/ ou 3/ (caisse)
Nos rapports sont  mauvais, on ne peut plus exercer  une nouvelle place de libre pour un entrant

5/  Cinq an juste, il faut tout recommencer en 3/  contrat de franchise inclut , si c'est votre cas ( AIE! Grosse "caisse" pour le coup) .
Tout juste du premier coup, on  peut travailler pendant deux ans
Pas tout juste, et on repasse des épreuves (caisse), voir on retourne en 1/ ( caisse)
on abandonne et libère ainsi une place pour un entrant (si tant est que les places soient un jour limitées...)
6/ Huit ans que vous bossez et c'est repartit comme en 4/ (caisse ?)
Nos rapports semblent "corrects" et on peut travailler trois ans de plus.

Nos rapports sont moyens: avertissement, retour au stade 1/ ou 3/ (caisse)
Nos rapports sont  mauvais, on ne peut plus exercer. Une nouvelle place de libre pour un entrant

PUIS 10 ANS retour en 3/ (caisse)
12 ans retour en 4/ (caisse) 15 ans retour en 3/ (caisse). ETC..ETC..JUSQU'A QUAND ?



Pour répondre au commentaire de M ZELLER  et expliquer clairement ici ce qui ne me conviens pas:

Je ne sais pas, Monsieur, si vous êtes bien représenté, mais moi je vois dans ce schéma de nombreux  passages en "caisse"  et aucune garantie à moyen terme de pérenniser nos entreprises.

Quelques réflexions  en vrac si vous le permettez:

Comment être crédible vis à vis des banques dans nos demandes de prêts ?

Je serais mon propre banquier que je ne me laisserais pas investir dans une machine à plomb avant de connaître les noms d'un ou deux collègues au stade de formation par exemple....Lorsque mes capacités rédactionnelles ne feront plus effet aux contrôles intermédiaires qu'elles seront les recours? Comment serons nous jugés ? Par qui ? Comment dès lors accepter des règles qui ne sont pas clairement définies? Bref des banquiers confrontés à des intérimaires du diagnostic, un jour ici , demain........

Comment être crédible vis à vis de nos assureurs ?

Je serais assureur de la profession que je ne vois pas ici matière à réduire le montant des primes. Au contraire, le fait que mes clients peuvent être exclus du jeu dont ils ont eux-même édictés les règles, me conduirait à augmenter les primes, sans réduction d'ancienneté, puisque comme on le voit bien, il semblerait qu'on soit toujours obligés de nous contrôler...alors....En plus il y aura souvent des nouveaux arrivant pour remplacer ceux qui devront partir (ben oui , faut mettre des quotas en place....pour rester crédible justement..... on va pas tous rester), les nouveaux  viendront alimenter la formidable usine à former et à certifier qu'on nous prépare. En tant que nouveaux ils devront aussi contribuer à payer par leurs primes, avec les autres, les erreurs des anciens.... Bref pas de baisse à attendre à mon avis (surtout s'ils viennent voir ce que j'écris, ça leur donnera des arguments....). 

La chasse "aux mauvais" qui nous empêche de travailler

La qualité du travail n'est pas parfaite, vous l'avez justement dit . Je vous rappelle que les textes prévois la responsabilité des auteurs de travaux bâclés. Cette responsabilité est déjà très étendue puisqu'elle s'applique jusqu' aux successions.
Repasser un QCM et un examen sur site ne sera un problème pour aucune des personnes que j'ai rencontrées en centre de formation. Le niveau moyen rencontré (bac+2) faisant que tous seront à l'aise le jour "J". Les exclus du permis de conduire vous le confirmeront, obtenir un second permis est plus facile que le premier.....Il suffira de se représenter......
De toutes façons les centres de formations tournent bien et la quantité et la qualité des candidats produits sera la même si on retient les dispositions prévues actuellement.
Enfin, les nouveaux arrivants avec plus de dettes que nous, au moment de démarrer vraiment, devront travailler très vite et vraiment pas cher pour venir manger dans notre assiette, ou pour manger tout court, alors, la qualité.....face aux réalités du marché.....

Ce n'est donc pas avec des examens et des contrôles que se formera une déontologie dans nos métiers. Des  procès, des condamnations, des contrôles sur les chantiers, ça c'est efficace et ça viendra tout seul ne vous inquiétez pas. Les vieux rapports sur 2 pages sortent déjà (dans le cadre des avant travaux par exemple) des placards des notaires et seront tout naturellement exploités le jour des travaux venus. ....Les assureurs prendront le relais, ne vous inquiétez pas non plus, ils sauront assez vite faire le ménage.......Brefs les gouvernements successifs ont déjà prévus des points de contrôle et de validation dans le déroulement des processus.

Le marché:

Il reste le marché, dont il est vrai beaucoup pensent que les "mauvais" exclus les "bons" pourront augmenter les prix.

Pour ma part je suis plutôt bon, très bon même, le tout après seulement un an passé sur le terrain à trouver de l'amiante partout où les autres, mes prédécesseurs n'avaient jamais rien vus. Pourtant je suis issu du monde des vins....Le nez sans doute me direz-vous.
Je travaille presque exclusivement avec des grands comptes, je visite des lieux "sensibles", des écoles,  des Hlm...Bref je rencontre des grands budgets. Et croyez moi, plus cher, c'est  vraiment pas possible, parce que déjà aujourd'hui dans près d'un cas sur deux, une fois les études préliminaires réalisées il n'y a plus de budget pour des travaux qui pourtant sont souvent nécessaires....alors certifié ou pas il me faudra bien continuer à pratiquer des prix abordables, pour décrocher les affaires....

Les principes de précaution et de prévention sont certes chaque jour mieux perçus par les prescripteurs, qui prennent je vous assure, le temps de venir nous voir travailler sur le terrain, ils connaissent leurs bâtiments et ne se privent pas, à juste titre de nous testez avant.....Eux aussi en ont assez de passer à la "caisse"......



Ma solution:

S'il faut des Instances Nationales et des contrôles plus rapides pour étoffer les mesures existantes, il suffisait de mettre en place un Conseil de l'Ordre comme chez les notaires ou les médecins. Faisons nous-même la Police, excluons les mauvais coucheurs,   prononçons nous même des sentences, signalons au parquet les faits délictueux que nous rencontrons, ou soutenons au contraire les erreurs "pardonnables" des autres, lorsque demain la justice sera saisie.

Voilà mon sentiment, et croyez bien que   je préférerais ne pas avoir à me manifester, étant plutôt quelqu'un de discret comme l'exige ce métier. Si la Fidi, qui vous représente  bien, ou tout autre organisme prend clairement position pour revoir toute la problématique à la lumière des réalités "terrains" telles que nous les vivons avec les années de recul, je signe demain. Mais hélas tel n'est pas le cas aujourd'hui..

C'est pour tout ceci que je crois encore plus qu'hier, qu'il est urgent de réagir avant d'être définitivement enfermé dans un modèle extrêmement précaire à la rentabilité somme toute très aléatoire......
 
Je renouvelle mon appel à mobilisation
et vous invite tous à me rejoindre par mail (en cliquant sur Contact) en bas de page.

Yvan MARZOLF
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M
La certification de notre activité est inadmissible !<br /> De quel droit peut-on du jour au lendemain dire à une personne qu’elle n’a plus l’autorisation d’exercer son métier ?<br /> De quel droit peut-on mettre cette personne à la rue en lui supprimant sa seule source de revenue ?<br /> Pourquoi aucun autre métier ne passe de certification ? Pourtant ils sont nombreux : les notaires, les agents immobiliers, les agents d’assurance, les experts d’assurance, les formateurs, les avocats, les médecins, les infirmiers, les maires, les députés, les sénateurs, les ministres et bien d’autres encore les plombiers, les maçons, les menuisiers, les boulangers… Il faudrait ici énumérer tous les métiers.<br /> <br />  <br /> <br /> La plupart d’entre nous sommes en profession libérale et nous imposer la certification revient à prendre un droit de vie sur nous.<br /> Pour ceux qui sont en société, que vont-ils faire de leurs employés non certifiés ? Pourront-ils les licencier pour inadéquation au poste de travail ?<br /> <br />  <br /> <br /> Les bourreaux qui ont écrits les textes relatifs à la certification des diagnostiqueurs ont-ils réfléchi au fait que la certification doit avant tout être un acte volontaire ? Je ne connais pas beaucoup de collègue volontaire au suicide ?<br /> <br />  <br /> <br /> Donc sur le fond, je suis contre cette certification sanction et j’appelle tous les collègues à se liguer contre une telle absurdité.<br /> <br />  <br /> <br /> La forme pourrait amener énormément de commentaires et de critiques mais je n’en ferais aucune. Le fond est tellement inexploitable que la forme est à rejeter en bloc.<br /> <br />  <br /> <br /> Bravo pour ce blog qui permettra, j’en suis sûr, de fédérer les diagnostiqueurs consciencieux qui aiment et respecte ce métier.
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Y
Merci pour votre soutien. Ce Blog, comme beaucoup d'autres qui défendent des Droits élémentaires à la dignité et à la reconnaissance de la personne humaine, est suivi par l'Etat (RG etc....) plus vous serez nombreux à venir raler contre ces Certifications pour lesquelles les adjectifs commencent à me manquer, et plus nos positions seront écoutées....C'est aussi cela la Démocratie.......Il faut donc s'engager et engager les autres, nos collégues, à venir ici nous soutenir.....N'hésitez pas écrivez!!!!!!! C'est à ce prix que l'intelligence va triompher !
Y
Petite précision de l'auteur du site: JL W est membre de la FIDI.......
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L
Bonjour,<br />  <br /> Tout d'abord je vous félicite pour cette initiative qui permettra j'espère de remettre les pendules à l'heure dans ce secteur d'activité.<br />  <br /> J'ai investi presque 12000 € de formation pour le diagnostic et arrivé sur le marché du travail, ce qui devait me permettre de démarrer mon entreprise c'est retrouvé être une désillusion car le prix du marché est loin de ce qu'annonçaient les formateurs et les prix pratiqués sont largement inférieurs à la viabilité d'une entreprise. Nombreux sont les clients qui accepte au moins disant et donc les affaires ne rentrent pas comme cela devrait. (Exemple : pour un diagnostique amiante dans un pavillon à 167 €, le client me répond qu'il a trouvé à 100 € et j'ai appris par la suite que l'entreprise venait de Metz, pour Wissembourg je me demande où est le bénéfice ?!...)<br />  <br /> D'autre part, après le gros investissement pour les stages, l'état nous annonce qu'il faut repasser tout pour obtenir une certification. Je pense que l'on torpille les entreprises avant qu'elles ne démarrent.<br />  <br /> Quant à la FIDI, je dois reconnaitre qu'elle défend les intérêts des adhérents par son action auprès du législateur, mais profiter le la difficulté de trouver une assurance pour créer un monopole avec la MMA c'est une peu contraire à loi de la république.<br />  <br />  <br /> J'espère que votre initiative verra le jour afin de permettre aux entreprises comme la mienne de se développer et de pourvoir créer de l'emploi.<br />  <br /> Cordialement
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