Le modèle qu'on nous propose et mon sentiment
Voyons un peu le système qu'ont nous propose:
("caisse" signifiant ,vous l'avez compris les passages en caisse)| Le candidat: Cherche un centre de formation. | ||||||
| 1/ Le centre de Formation: (caisse) après validation de son statut de technicien du bâtiment effectue les formations. Il est certifié, agréé et contrôlé. | ||||||
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| 3/ Il s'inscrit aux certifications (caisse), avec ou sans organisme "interface" (re-caisse) | ||||||
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| 4/ Contrôle à 2 ans : Comme les voitures.....(caisse ?) sur des dossiers missions effectuées.... A priori de manière aléatoire sans visite in situe. | ||||||
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| 5/ Cinq an juste, il faut tout recommencer en 3/ contrat de franchise inclut , si c'est votre cas ( AIE! Grosse "caisse" pour le coup) . | ||||||
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| 6/ Huit ans que vous bossez et c'est repartit comme en 4/ (caisse ?) | ||||||
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Pour répondre au commentaire de M ZELLER et expliquer clairement ici ce qui ne me conviens pas:
Je ne sais pas, Monsieur, si vous êtes bien représenté, mais moi je vois dans ce schéma de nombreux passages en "caisse" et aucune garantie à moyen terme de pérenniser nos entreprises.
Quelques réflexions en vrac si vous le permettez:
Comment être crédible vis à vis des banques dans nos demandes de prêts ?
Je serais mon propre banquier que je ne me laisserais pas investir dans une machine à plomb avant de connaître les noms d'un ou deux collègues au stade de formation par exemple....Lorsque mes capacités rédactionnelles ne feront plus effet aux contrôles intermédiaires qu'elles seront les recours? Comment serons nous jugés ? Par qui ? Comment dès lors accepter des règles qui ne sont pas clairement définies? Bref des banquiers confrontés à des intérimaires du diagnostic, un jour ici , demain........
Comment être crédible vis à vis de nos assureurs ?
Je serais assureur de la profession que je ne vois pas ici matière à réduire le montant des primes. Au contraire, le fait que mes clients peuvent être exclus du jeu dont ils ont eux-même édictés les règles, me conduirait à augmenter les primes, sans réduction d'ancienneté, puisque comme on le voit bien, il semblerait qu'on soit toujours obligés de nous contrôler...alors....En plus il y aura souvent des nouveaux arrivant pour remplacer ceux qui devront partir (ben oui , faut mettre des quotas en place....pour rester crédible justement..... on va pas tous rester), les nouveaux viendront alimenter la formidable usine à former et à certifier qu'on nous prépare. En tant que nouveaux ils devront aussi contribuer à payer par leurs primes, avec les autres, les erreurs des anciens.... Bref pas de baisse à attendre à mon avis (surtout s'ils viennent voir ce que j'écris, ça leur donnera des arguments....).
La chasse "aux mauvais" qui nous empêche de travailler
La qualité du travail n'est pas parfaite, vous l'avez justement dit . Je vous rappelle que les textes prévois la responsabilité des auteurs de travaux bâclés. Cette responsabilité est déjà très étendue puisqu'elle s'applique jusqu' aux successions.
Repasser un QCM et un examen sur site ne sera un problème pour aucune des personnes que j'ai rencontrées en centre de formation. Le niveau moyen rencontré (bac+2) faisant que tous seront à l'aise le jour "J". Les exclus du permis de conduire vous le confirmeront, obtenir un second permis est plus facile que le premier.....Il suffira de se représenter......
De toutes façons les centres de formations tournent bien et la quantité et la qualité des candidats produits sera la même si on retient les dispositions prévues actuellement.
Enfin, les nouveaux arrivants avec plus de dettes que nous, au moment de démarrer vraiment, devront travailler très vite et vraiment pas cher pour venir manger dans notre assiette, ou pour manger tout court, alors, la qualité.....face aux réalités du marché.....
Ce n'est donc pas avec des examens et des contrôles que se formera une déontologie dans nos métiers. Des procès, des condamnations, des contrôles sur les chantiers, ça c'est efficace et ça viendra tout seul ne vous inquiétez pas. Les vieux rapports sur 2 pages sortent déjà (dans le cadre des avant travaux par exemple) des placards des notaires et seront tout naturellement exploités le jour des travaux venus. ....Les assureurs prendront le relais, ne vous inquiétez pas non plus, ils sauront assez vite faire le ménage.......Brefs les gouvernements successifs ont déjà prévus des points de contrôle et de validation dans le déroulement des processus.
Le marché:
Il reste le marché, dont il est vrai beaucoup pensent que les "mauvais" exclus les "bons" pourront augmenter les prix.
Pour ma part je suis plutôt bon, très bon même, le tout après seulement un an passé sur le terrain à trouver de l'amiante partout où les autres, mes prédécesseurs n'avaient jamais rien vus. Pourtant je suis issu du monde des vins....Le nez sans doute me direz-vous.
Je travaille presque exclusivement avec des grands comptes, je visite des lieux "sensibles", des écoles, des Hlm...Bref je rencontre des grands budgets. Et croyez moi, plus cher, c'est vraiment pas possible, parce que déjà aujourd'hui dans près d'un cas sur deux, une fois les études préliminaires réalisées il n'y a plus de budget pour des travaux qui pourtant sont souvent nécessaires....alors certifié ou pas il me faudra bien continuer à pratiquer des prix abordables, pour décrocher les affaires....
Les principes de précaution et de prévention sont certes chaque jour mieux perçus par les prescripteurs, qui prennent je vous assure, le temps de venir nous voir travailler sur le terrain, ils connaissent leurs bâtiments et ne se privent pas, à juste titre de nous testez avant.....Eux aussi en ont assez de passer à la "caisse"......
Ma solution:
S'il faut des Instances Nationales et des contrôles plus rapides pour étoffer les mesures existantes, il suffisait de mettre en place un Conseil de l'Ordre comme chez les notaires ou les médecins. Faisons nous-même la Police, excluons les mauvais coucheurs, prononçons nous même des sentences, signalons au parquet les faits délictueux que nous rencontrons, ou soutenons au contraire les erreurs "pardonnables" des autres, lorsque demain la justice sera saisie.
Voilà mon sentiment, et croyez bien que je préférerais ne pas avoir à me manifester, étant plutôt quelqu'un de discret comme l'exige ce métier. Si la Fidi, qui vous représente bien, ou tout autre organisme prend clairement position pour revoir toute la problématique à la lumière des réalités "terrains" telles que nous les vivons avec les années de recul, je signe demain. Mais hélas tel n'est pas le cas aujourd'hui..
C'est pour tout ceci que je crois encore plus qu'hier, qu'il est urgent de réagir avant d'être définitivement enfermé dans un modèle extrêmement précaire à la rentabilité somme toute très aléatoire......
Je renouvelle mon appel à mobilisation
et vous invite tous à me rejoindre par mail (en cliquant sur Contact) en bas de page.Yvan MARZOLF
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