Certifications : Vers une révision du dispositif actuel?
La question écrite N° 22855 du Sénateur des Yvelines (UMP) publiée la semaine dernière dans le JO du Sénat donne un peu d’espoir à certains diagnostiqueurs en ce moment. Et si le processus des certifications actuelles était remis à plat pour que l’on aborde les sujets de fonds vraiment ?
Jusqu’ici, c’était plutôt des élus de Gauche qui trouvaient parfois qu’une espèce de « paranoïa » était en train de gangrener le diagnostic immobilier. Autre nouveauté, c’est aussi la première fois qu’un élu dénonce certains abus sur les marchés des formations et des certifications.
Alors, ici et là l’on se remet à espérer. Alain Gournac le sénateur UMP des Yvelines sera-t-il « le Messie » capable d’enrayer le pouvoir des lobbys et des médias populaires en quête de sujets cruels ? Celui qui mettra en place cet « Ordre Nouveau », qui fait à nouveau rêver certains ?
Un fait peut cependant être déjà considéré comme acquis, ce ne sera sans doute pas lui qui sera Ministre ou secrétaire d’état en cas de réélection de notre bien aimé Nicolas. En effet, penser que les grands groupes qui forment, certifient et emploient leurs propres réseaux de diagnostiqueurs pourraient être à l’origine de certains « abus » en matière de formations et/ou de certification, quand on vise un poste au sommet de l’Etat, ça n’aide pas.
Reste que quand bien même il parait évident que c’est stupide de mettre en route un nouveau dispositif de certifications plus onéreux et plus compliqué avant même que le premier n’ait pu être vraiment évalué et que les contrôles in-situe actuels ce n’est vraiment pas ça, rappelons pudiquement au risque de jeter « un froid » que le sujet du « contrôle permanent » a été validé par le Conseil d’Etat.
Ne perdons aussi jamais de vue ce qui fait le fondement de notre métier: le diagnostic immobilier est un métier règlementés. Pour le vendeur lambda savoir qu’il y avait de l’amiante chez lui avant de vendre son bien, à la base il s’en contrefiche, mais a-t-il aujourd’hui le choix de son destin ? En résumé : nos clients « sont obligés d’y passer » et nous autres « pauvres sujets » de nous adapter. Ce que l’on pourrait exprimer aussi plus pragmatiquement en disant que d’un coté, l’on nous permet de « gagner de l’argent » mais que de l’autre nous nous inscrivons dans la cadre de la politique de nos dirigeants.
Reste la question de l’emploi : vaut-il mieux créer des centaines de nouveaux postes de formateurs et de certificateurs pour ouvrir des nouveaux marchés à des grands groupes institutionnalisés ou sauver des milliers de diagnostiqueurs petits entrepreneurs et quelques centaines de cabinets employant des salariés qui seront très difficiles à « reconditionner » au vue de l’image dégradée dont souffre leur précédent métier?
Cette décision hélas ne nous appartient pas. Sans quoi nous serions déjà tous amis pour la vie. …Il y a le bon sens et il y a les réalités … A chacun de prendre aujourd’hui et demain les responsabilités qu’il a accepté d’assumer. Ce qu’un Ministre a « décrété » un autre peu le supprimer, pour un Sénateur ou un Député, c’est déjà beaucoup plus compliqué.
Ici nous avons pris le parti pris de nous adapter et quels que soit les scénarios possibles actuellement envisagés de rechercher les meilleures solutions pour avancer sans trop perdre de cet argent que les diagnostiqueurs immobiliers « règlementés » ont pour le moment de plus en plus de mal à gagner.
Le fond du sujet quand à lui, sera sans doute dans tous les esprits, au rendez-vous du Diagimmo jeudi prochain sur les coups de midi.
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