POURQUOI "NON" A LA CERTIFICATION
Voici un message de soutien reçu aujourd'hui. Je ne suis pas encore arrivé à demander à son auteur l'autorisation de le citer, alors je vous le livre sans Nom.
Pourquoi NON à la certification
S’il est vrai que l’UNECTPI*, un organisme majeur des professions du diagnostic immobilier, demande depuis longtemps déjà un contrôle de la profession, nous sommes totalement contre la solution proposée, à savoir la Certification précaire à répétition quinquennale.
Alors, pourquoi ce désaccord sur la certification ?
1 - En premier lieu, il faut relativiser les informations et remettre les choses à leur place. Dans une étude récente qui vient d’être publiée, la DGCCRF nous informe avoir constaté qu’à l’occasion de contrôles récents de la profession, une entreprise sur deux remplie très correctement ses missions (210 sur 420) et que 10 % des anomalies concernent la qualification. Voilà un bel exemple d’efficacité ! Une profession qui se fait épingler pour 10% d’anomalies dans son exercice se voit imposer comme remède miraculeux la certification obligatoire. Mais comment va-t-on vérifier la pratique commerciale des diagnostiqueurs certifiés ? Et la rigueur morale ? Et le sérieux ?
Ainsi la certification obligatoire non seulement ne sert à rien et est par conséquent totalement inutile, mais est une solution à un faux problème de la profession. Donc une mauvaise réponse à une mauvaise question. Tout le monde s’est focalisé sur la « formation », « la qualification », « le niveau des diagnostiqueurs », « leur origine bâtiment ou pas » comme si c’était LE PROBLEME occultant par la même le vrai souci. Et les chiffres de l’enquête nous le montrent : le vrai souci est ailleurs que dans la qualification et la vraie solution est ailleurs que dans la certification obligatoire. En effet, à la lecture de cette enquête, on s’aperçoit qu’elle insiste par ailleurs sur les modalités tarifaires « mal connues », ou encore l'indépendance de l'expertise qui « pourrait être menacée par la structure du marché qui offre une place prépondérante aux professionnels de l'immobilier ». Ce n’est donc pas un problème de compétence qu’il faut traiter mais un problème de sérieux, d’information et d’indépendance.
2 – Une entreprise à besoin de lisibilité sur l’avenir. Avec ce système de certification, un technicien qui souhaite ouvrir un Cabinet de diagnostics immobiliers n’est pas sûr de pouvoir poursuivre son activité plus de cinq ans.
a- Le coût d’installation est de plus en plus élevé (locaux pour le Cabinet, mobilier de bureau, matériel informatique, appareils de mesures nécessaires à l’exercice de ses contrôles,…). Quel est l’organisme bancaire qui va accepter de consentir un prêt à une entreprise sans avoir la certitude que celle-ci sera toujours en activité pour pouvoir rembourser ses emprunts ?
b- Concernant le personnel nécessaire à son activité (tel une secrétaire, techniciens salariés,…), doit-il être embauché en ayant recourt à des contrats à durée déterminée de cinq ans (contrats qui n’existent pas ce jour) ? Les effectifs (tant dirigeants qu’employés) de cette activité professionnelle sont-ils des intermittents ?
3 – Sur un plan social la solution a, là aussi, ses incohérences :
a- Une proportion très significative de diagnostiqueurs sont aujourd’hui issues du bâtiment ou de l’immobilier. Pour diverses raisons, santé, licenciement,… ils ont du se recycler et se sont tout naturellement tourné vers une activité dont il possédaient au moins les bases. Ces hommes et femmes sont pour l’essentiel des autodidactes de plus de 50 ans qui n’ont jamais passé d’examen de leur vie mais sont des gens de grande expérience qui exercent leur nouvelle spécialité souvent depuis plus de 5 ou 10 ans. Leur demander de se soumettre à ces certifications répétitives est généralement les conduire à l’échec ; non pas par incompétence mais par méconnaissance du stress des examens (ils ont passé leurs derniers examens il y a plus de trente ans dans des conditions qui n’ont rien de comparable avec celles d’aujourd’hui). A une période ou l’état tente de maintenir ou remettre au travail les « seniors » il apparaît là une certaine incohérence ! Si la certification leur est refusée, que vont-ils devenir sachant qu’ils ne retrouveront jamais de travail et ne sont pas admis à indemnité de chômage.
b- Que devient un technicien salarié qui échoue à sa certification ? Il est licencié par son employeur ? Pour quel motif ? Que va-t-il en coûter à son entreprise qui a financé ses stages de formation et de qualification?
4 – La Certification n’est pas en mesure de répondre à l’attente des consommateurs et de la profession en matière d’assainissement et de contrôle. Elle va privilégier les « bêtes à concours » qui après bachotage recevrons sans difficulté leur certification. Ce n’est pas parce que l’on a démontré que l’on savait faire que l’on fera. Sur le terrain, la pression des honoraires tirés toujours plus bas, la pression de certains organismes avides de bénéfices facilement acquis, inciteront le technicien a exercer sans respect des règles techniques, règlementaires ou déontologiques (ce n’est pas parce qu’un conducteur d’automobile a obtenu son permis de conduire que son comportement sur la route est irréprochable).
5 – Sur un plan concurrentiel des entreprises sérieuses vont financer les stages de formation et les certifications des techniciens salariés. Quelles garanties ont-elles qu’une fois dits « compétents » ses employés ne vont pas s’installer à leur compte sans avoir à payer des formations et certifications initiales acquises et payées par d’autres ? Quelles garanties auront ces mêmes entreprises que leur salarié fraîchement formé et certifié ne sera pas débauchés par des entreprises peu scrupuleuses ? Ces entreprises devront re-investir sur de nouveaux salariés… A fonds perdus ?
Non ! Décidément, la « Certification obligatoire, quinquennale, à répétition » ne répond absolument pas aux besoins de notre profession. Elle est à côté du sujet.
Pourquoi NON à la certification
S’il est vrai que l’UNECTPI*, un organisme majeur des professions du diagnostic immobilier, demande depuis longtemps déjà un contrôle de la profession, nous sommes totalement contre la solution proposée, à savoir la Certification précaire à répétition quinquennale.
Alors, pourquoi ce désaccord sur la certification ?
1 - En premier lieu, il faut relativiser les informations et remettre les choses à leur place. Dans une étude récente qui vient d’être publiée, la DGCCRF nous informe avoir constaté qu’à l’occasion de contrôles récents de la profession, une entreprise sur deux remplie très correctement ses missions (210 sur 420) et que 10 % des anomalies concernent la qualification. Voilà un bel exemple d’efficacité ! Une profession qui se fait épingler pour 10% d’anomalies dans son exercice se voit imposer comme remède miraculeux la certification obligatoire. Mais comment va-t-on vérifier la pratique commerciale des diagnostiqueurs certifiés ? Et la rigueur morale ? Et le sérieux ?
Ainsi la certification obligatoire non seulement ne sert à rien et est par conséquent totalement inutile, mais est une solution à un faux problème de la profession. Donc une mauvaise réponse à une mauvaise question. Tout le monde s’est focalisé sur la « formation », « la qualification », « le niveau des diagnostiqueurs », « leur origine bâtiment ou pas » comme si c’était LE PROBLEME occultant par la même le vrai souci. Et les chiffres de l’enquête nous le montrent : le vrai souci est ailleurs que dans la qualification et la vraie solution est ailleurs que dans la certification obligatoire. En effet, à la lecture de cette enquête, on s’aperçoit qu’elle insiste par ailleurs sur les modalités tarifaires « mal connues », ou encore l'indépendance de l'expertise qui « pourrait être menacée par la structure du marché qui offre une place prépondérante aux professionnels de l'immobilier ». Ce n’est donc pas un problème de compétence qu’il faut traiter mais un problème de sérieux, d’information et d’indépendance.
2 – Une entreprise à besoin de lisibilité sur l’avenir. Avec ce système de certification, un technicien qui souhaite ouvrir un Cabinet de diagnostics immobiliers n’est pas sûr de pouvoir poursuivre son activité plus de cinq ans.
a- Le coût d’installation est de plus en plus élevé (locaux pour le Cabinet, mobilier de bureau, matériel informatique, appareils de mesures nécessaires à l’exercice de ses contrôles,…). Quel est l’organisme bancaire qui va accepter de consentir un prêt à une entreprise sans avoir la certitude que celle-ci sera toujours en activité pour pouvoir rembourser ses emprunts ?
b- Concernant le personnel nécessaire à son activité (tel une secrétaire, techniciens salariés,…), doit-il être embauché en ayant recourt à des contrats à durée déterminée de cinq ans (contrats qui n’existent pas ce jour) ? Les effectifs (tant dirigeants qu’employés) de cette activité professionnelle sont-ils des intermittents ?
3 – Sur un plan social la solution a, là aussi, ses incohérences :
a- Une proportion très significative de diagnostiqueurs sont aujourd’hui issues du bâtiment ou de l’immobilier. Pour diverses raisons, santé, licenciement,… ils ont du se recycler et se sont tout naturellement tourné vers une activité dont il possédaient au moins les bases. Ces hommes et femmes sont pour l’essentiel des autodidactes de plus de 50 ans qui n’ont jamais passé d’examen de leur vie mais sont des gens de grande expérience qui exercent leur nouvelle spécialité souvent depuis plus de 5 ou 10 ans. Leur demander de se soumettre à ces certifications répétitives est généralement les conduire à l’échec ; non pas par incompétence mais par méconnaissance du stress des examens (ils ont passé leurs derniers examens il y a plus de trente ans dans des conditions qui n’ont rien de comparable avec celles d’aujourd’hui). A une période ou l’état tente de maintenir ou remettre au travail les « seniors » il apparaît là une certaine incohérence ! Si la certification leur est refusée, que vont-ils devenir sachant qu’ils ne retrouveront jamais de travail et ne sont pas admis à indemnité de chômage.
b- Que devient un technicien salarié qui échoue à sa certification ? Il est licencié par son employeur ? Pour quel motif ? Que va-t-il en coûter à son entreprise qui a financé ses stages de formation et de qualification?
4 – La Certification n’est pas en mesure de répondre à l’attente des consommateurs et de la profession en matière d’assainissement et de contrôle. Elle va privilégier les « bêtes à concours » qui après bachotage recevrons sans difficulté leur certification. Ce n’est pas parce que l’on a démontré que l’on savait faire que l’on fera. Sur le terrain, la pression des honoraires tirés toujours plus bas, la pression de certains organismes avides de bénéfices facilement acquis, inciteront le technicien a exercer sans respect des règles techniques, règlementaires ou déontologiques (ce n’est pas parce qu’un conducteur d’automobile a obtenu son permis de conduire que son comportement sur la route est irréprochable).
5 – Sur un plan concurrentiel des entreprises sérieuses vont financer les stages de formation et les certifications des techniciens salariés. Quelles garanties ont-elles qu’une fois dits « compétents » ses employés ne vont pas s’installer à leur compte sans avoir à payer des formations et certifications initiales acquises et payées par d’autres ? Quelles garanties auront ces mêmes entreprises que leur salarié fraîchement formé et certifié ne sera pas débauchés par des entreprises peu scrupuleuses ? Ces entreprises devront re-investir sur de nouveaux salariés… A fonds perdus ?
Non ! Décidément, la « Certification obligatoire, quinquennale, à répétition » ne répond absolument pas aux besoins de notre profession. Elle est à côté du sujet.
MERCI A LUI ! C'EST JUSTE VOUS TROUVEZ PAS ?
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